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Le 6 décembre : chaque voix va compter

François GUERARD
Secrétaire général

Le 6 décembre : chaque voix va compter

Nous sommes à quelques semaines du 6 décembre, jour du scrutin pour les élections des représentants syndicaux des 22 000 instances de concertation au sein de la fonction publique.

Un scrutin important puisqu’il déterminera le poids de chaque organisation syndicale, autrement dit, la nature du rapport de force à même de contrer la vision jupitérienne qui compte bien atomiser « façon puzzle » le service public républicain. Pour cela, sur les trois versants de la fonction publique, il nous va falloir faire mieux qu’en 2014 où nous étions arrivés 1er dans la fonction publique d’Etat et 3ème sur l’ensemble des trois versants (Etat, Territoriale et Hospitalière).
Parce qu’avec la volonté de supprimer 120 000 emplois dont 50 000 dans la seule fonction publique d’Etat, il y a, comme on dit, le feu au lac ! Le Projet de Loi de Finances 2019 a d’ailleurs ouvert les vannes avec plus de 4000 emplois supprimés. Au sein de notre secteur fédéral, tous les ministères sont touchés par cette austérité, au premier rang desquels le Ministère du travail avec 1600 emplois supprimés, dont plus de 1300 au sein des opérateurs. Parmi ces opérateurs, le seul Pôle Emploi subira la suppression de 800 postes, avec une volonté affichée de continuer de brader le secteur public de cet établissement

Depuis près de 15 ans, c’est haro sur les fonctionnaires. RGPP, MAP ont détruit 300 000 postes de fonctionnaires. Sans parler de l’inénarrable CAP 2022 et ses prétendus experts qui ont puisé dans les circonvolutions de leurs cerveaux fatigués des mesures ultralibérales (faire payer davantage l’usager des services publics, remplacer les fonctionnaires par des salariés de droit privé, voire des « chatbots » (robots qui peuvent converser !) » dans le seul but d’affaiblir le service public et la fonction publique. On a bien compris que dans cette vision, le fonctionnaire, c’est un peu la variable d’ajustement. Il faut casser cette logique cynique et dangereuse qui déstructure notre société.
Notre message est clair : qui d’autre que FO peut s’opposer à la marchandisation du service public, au salaire « au mérite », à la diminution des services publics, à la désertification des territoires, à la remise en cause des pensions avec l’introduction de la retraite par point qui n’est rien d’autre qu’une véritable arnaque pour tous les salariés publics et privés ?
L’idéal républicain fondé sur la solidarité, sur le collectif plutôt que sur l’individuel : C’est là, que réside le socle fondateur de Force Ouvrière. C’est une vision globale de la société que nous défendons depuis maintenant 70 ans. Nous refusons que la vie en commun devienne une jungle où le plus fort imposera sa loi au plus faible. C’est un combat que nos anciens ont livré en payant trop souvent le prix cher.

Le 6 décembre, il faut faire voter FORCE OUVRIERE. Chaque voix va compter.

A la FAGE-FO, nous comptons sur vous.